Mer 2013, la course des extrêmes

Plus d'une saison, voilà le temps qu'il nous aura fallu pour arriver enfin à être dans le rythme du peloton. Depuis notre première participation à l’Euro Endurance à Mer en 2011, nous n'étions jamais vraiment parvenus à avoir suffisamment de vitesse pure pour espérer rivaliser avec nos concurrents directs. Même si nous terminons cette édition 2013 des 6h du Centre en tant que lanterne rouge, nous avons enfin démontré que nous étions capables de réaliser des chronos qui nous placent dans le milieu de tableau. Evidement, le résultat brut de notre course est extrêmement mauvais, mais nous avons bel et bien franchi une étape qui nous redonne un peu d’espoir pour la suite de la saison.

 

Un vendredi à oublier

Le week-end avait pourtant très mal commencé. Une surchauffe de l’étrier de frein arrière engendrant un dessertissage de durite a totalement eu raison de notre programme d’essais du vendredi après-midi. Nous n’avons réalisé qu’une quarantaine de tours, et Sébastien n’a même pas pu rouler. Nous avons juste réussi à roder le moteur de course, et à effectuer quelques tours pour se rendre compte que notre châssis n’était pas pilotable. Inutile de dire que nous sommes rentrés à l’hôtel le vendredi soir avec le moral dans les chaussettes, car les essais du vendredi sont primordiaux en raison de la course qui est le samedi après-midi.

Après une belle séance de mécanique le vendredi soir et le samedi matin avant le début des essais libres, nous avons immédiatement trouvé le set up que nous avons conservé, à quelques détails près, tout au long de la course. Nous terminons les essais libres avec le 18ème chrono sur les 28 machines engagées. Aucune satisfaction à tirer de ce résultat informel, mais nous nous laissions tout de même dire que nos efforts apportés depuis si longtemps ont enfin portés leurs fruits.

La meilleure "qualif"

Quelques instants avant le départ
Quelques instants avant le départ

Les qualifications en endurance, ça ne veut pas dire grand-chose. En effet, ce n’est pas un chrono sur un tour qui permet d’annoncer concrètement qui parviendra à rallier l’arriver sans encombre après 6h de course.

 

Cependant, nous ne rappellerons pas nos performances en qualification qui jusqu’à maintenant ont été assez médiocre, mais le chrono réalisé par Ben qui permet de placer le kart en 16ème position, à moins d’une seconde de la pôle GP2 est incontestablement le signe que nous sommes enfin parvenus à trouver de la vitesse pure. Ce résultat est d’autant plus satisfaisant que nous n’avons réalisés que 5 boucles alors que les chronos continuaient de descendre, la faute à un petit problème électrique qui a été résolu en quelques instants par Seb, l’électricien maison.

La course

Un changement de moteur qui aura coûté cher
Un changement de moteur qui aura coûté cher

Après un départ de Ben sans histoire, on se hisse à la treizième place jusqu’au moment où un retardataire qui a repris la piste de manière un peu virile fasse perdre cinq places au n°58, qui rentre donc 18ème à la fin du premier relai. Place à Jean-Marc de rouler pour conserver cette place, ce qu’il fait très bien jusqu’à ce qu’un ressort de rappel de papillon impose un changement de moteur. Comme un malheur n’arrive jamais seul, le moteur de secours, qui avait tourné sans histoire le samedi matin, refuse de démarrer, la faute à un stator d’allumage défectueux. Au final, nos espoirs de terminer la course dans la première partie du tableau s’envolent car c’est une vingtaine de minutes qui ont été nécessaires pour effectuer le changement et identifier les pannes.

 

A partir de là, nous nous sommes contentés de rouler. Les chronos en course étaient corrects. Nous pensons que sans les problèmes mécaniques, nous aurions pu accrocher une place dans la première partie du tableau. Mais c’est la course. Et c’est l’endurance. Seul le résultat final compte, et rien d’autre.

 

Désormais, nous devons nous entrainer. Sur et en dehors de la piste. Les pilotes doivent hausser leur niveau pour avoir de la vitesse, et nous devons optimiser les ravitaillements qui sont encore trop longs.

 

Notre kart fonctionne bien, et il est important de rappeler que depuis Mer 2011 (soit notre toute première course), nous n’avons jamais rencontrés de souci majeur de fiabilité mécanique remettant en cause notre classement. Jamais nous n’avons eu besoin de réaliser de changement de moteur en course. C’était un week-end noir à ce niveau, nous avons tout eu. Nous corrigerons le tir pour Anneville en mai prochain, où nous nous efforcerons de concrétiser la performance réalisée jusqu’à 1h30 de course ce week-end. Dans tout les cas, nous ne nous déconcentrerons pas et continuons nos efforts. Les pièges et les injustices dictés par le hasard sont omniprésents en endurance, et nous le savons...

 

D’ici là…..GGGAAAZZZ !!!!!!

 

Bravo aux vainqueurs de l'épreuve!
Bravo aux vainqueurs de l'épreuve!